La 28e nuit

Première chronique de La 28e Nuit par Les dé-lires de Lou.

” C’est aujourd’hui que sort mon deuxième coup de coeur de l’année : « La 28e lune » de @fabricecausape. Cet auteur, dont j’apprécie beaucoup la plume, vous propose ici un recueil de nouvelles noires.

Dans ce livre, où tout est brillamment orchestré, l’auteur vous fait partager le destin de différentes personnes dont l’existence bascule, un soir de pleine lune. Qu’elles soient, enfant, adulte ou vieillard, leurs choix sont décortiqués avec beaucoup d’intelligence et d’aisance.

L’auteur a une écriture cinglante, criante de vérité qui lui est propre. Une plume sombre, travaillée, habile. Il sait mettre à nu les blessures profondes de ses personnages. En lisant ces nouvelles j’ai le sentiment qu’il est capable de tout ressentir, de tout analyser. II a ce talent de retranscrire à la perfection le mal-être.

A l’instar d’un cycle de lune, Fabrice Causapé nous raconte des cycles de vie. La naissance qui commence par une intolérable agonie. Puis viennent les premières terreurs nocturnes, celles qui nous terrifient mais que l’on tait par crainte de potentielles représailles paternelles. C’est ensuite que l’on côtoie les dangers de la vie, comme un besoin d’attention, qui peuvent nous pousser à faire des choix qui auront un impact terrible sur le cours de notre existence, qui parait tellement banale à l’adolescence. Puis, viennent les premiers affrontements avec les parents et ce sentiment d’être incompris, mal aimé. Passage obligé pour s’imposer, se construire, exister ! Et toujours cette rage au fond du bide qui nous pousse à faire des conneries, à jouer avec le feu. Les prémices de rencontres hasardeuses qui virent parfois au cauchemar. La solitude qui s’engouffre dans chaque pore de notre peau et qui crée cet état latent qui nous ronge de l’intérieur et qui nous empêche d’envisager un avenir plus radieux. L’envie de fuir une vie dans laquelle on ne s’épanouit plus, de changer de vie le temps d’une soirée au risque de tout perdre. Puis, la fin s’approche sournoisement et il arrive que l’on oublie ces choix, de façon volontaire ou non. On vit ensuite avec un regard critique sur cette vie passée, avec des remords, des regrets. On sait la fin proche et sa vie derrière soi. Vient alors la lente déchéance de ce corps qui est difficile à accepter, à assumer. Tout comme se sentir diminué, et le voir, parfois, dans les yeux de l’être cher.

La lune est témoin de ces instants, de ces pans de vie. Des tranches de vie sombres, bercées par la lumière de cet astre nocturne. Et puis au bout, peut-être…la lumière.”

Comment mieux commencer une sortie par un” Coup de coeur” du chroniqueur 🥰Je remercie infiniment Jenny pour sa bienveillance ainsi que sa chronique de qualité ! 🙏

D’ailleurs, je vous invite à découvrir tant sur Instagram que Facebook.

J’ai eu l’immense privilège d’être interviewé par Isabelle du blog  https://under-the-moon.com/ que je remercie pour son intérêt et sa générosité. Je t’invite à découvrir vivement ce blog de qualité !

https://under-the-moon.com/2020/03/30/fabrice-causape-fondamentalement-detestable/

J’espère que tu prendras autant de plaisir à lire cette interview  que j’en ai pris à répondre à ces questions recherchées.

« La descente aux enfers d’un personnage presque normal… Ce serait pour moi, le plus court résumé de ce roman dans lequel nous allons rencontrer Vincent Cazaux un « pauvre type » qui suite à une agression lui valant d’être plongé dans le coma, se réveillera en devenant un homme aigri face à une vie de tous les jours qu’il ne supporte plus. Mais ce n’est là que le début, car Vincent ira plus loin, c’est en sérial killer qu’il évoluera. Et cette transformation l’aidera dans sa vie professionnelle car enfin en usant de stratagèmes propres à ce type de personnage, il prendra du galon…

A travers l’histoire de Vincent, Fabrice Causapé nous dépeint une société que nous voyons tous les jours, parfois ses travers sont un peu exagérés, caricaturés mais très proches de la vérité. Et c’est un plaisir, un véritable amusement que de les voir ainsi décrits sous nos yeux.

Je suis plutôt satisfait d’avoir été au bout de cet ouvrage car pour être tout à fait honnête, j’ai au début eu du mal à entrer dans ce récit. Le livre est écrit à la première personne un peu comme un livre de bord nous retraçant la mutation de Vincent. Il utilise un style narratif et un vocabulaire très riche n’en facilitant pas la lecture même si la taille des chapitres assez courts, en plus d’apporter du rythme, fluidifie la lecture et au final, on s’habitue assez vite. Etant donné que c’est le premier roman que je lis de cet auteur, je ne sais dire si c’est son style ou si c’est la façon dont il imagine Vincent nous raconter son histoire.

En tout cas, je remercie beaucoup Fabrice Causapé de m’avoir permis la lecture de son histoire et vous invite accompagner Vincent dans ce changement de vie. »

Je remercie infiniment Ulrich pour son temps, son intérêt et surtout sa chronique de qualité ! 🙏

D’ailleurs, je vous invite à découvrir son blog de qualité : https://imaginoire.fr/

Fondamentalement détestable – Fabrice Causapé ⁣

⁣Le personnage principal de ce roman atypique est, comme le titre le suggère, profondément mauvais.⁣

⁣Suite à une violente agression, sa vision du monde change radicalement. Il troque sa nonchalance pour devenir une sorte de surhomme arrogant. Tellement au-dessus de la mêlée qu’il n’hésite pas à tuer ceux “qui n’en valent pas la peine”.⁣

⁣J’ai beaucoup aimé le travail sur la psychologie du personnage, très recherchée et réaliste.⁣

⁣Le vocabulaire utilisé est particulier et demande un petit temps d’adaptation mais s’accorde bien au personnage.⁣

⁣Un roman qui bouscule le lecteur et étonne. Qui nous pousse à nous interroger aussi. ⁣

⁣C’est aussi pour cette raison qu’on lit, non  ?

Je remercie infiniment Carnet de Lecture 1 pour cette chronique de qualité ainsi que pour son temps et son intérêt !

D’ailleurs, je vous invite à découvrir son blog de qualité : https://carnetdelecture1.wordpress.com/